Contexte ET Justification

Les dynamiques de croissance économique sont très souvent à l’origine de compétition de plus en plus forte sur les ressources, avec pour conséquence leur détérioration progressive en quantité et en qualité.

Cette compétition pour l’accès et l’utilisation des ressources engendre un ensemble de déséquilibres. Des études prédisent des pénuries de certaines matières premières dès 2030. Pour une grande majorité de pays en développement, déjà sévèrement affectés par les changements climatiques, un tel scénario affecterait très durement la croissance économique, avec des conséquences majeures sur le plan énergétique, écologique, social, infrastructurel, etc.

L’Etat du Sénégal, conscient que la transition vers une économie verte peut jouer un rôle moteur dans les efforts menés pour assurer le développement durable et lutter contre la pauvreté, a entrepris de faire évoluer les modèles de production et de consommation, tant à l’échelle locale que nationale, afin de les rendre plus compatibles avec les activités humaines et l’environnement. La réussite d’un tel changement de paradigme peut également favoriser une croissance du revenu et de l’emploi, contribuer à la réduction des émissions de carbone et de la pollution, améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’énergie et des ressources, et empêcher les pertes de biodiversité et la dégradation des services fournis par les écosystèmes.

Le Projet « Economie  Verte » est mis en oeuvre au Sénégal par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et Innovation Environnement et Développement en Afrique (IED Afrique), en partenariat avec la Coalition sur l’économie verte (GEC) coordonnée par l’Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED).